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Récemment de nombreux grands noms de l’industrie publicitaire ont discuté et souligné l’importance de ne pas oublier, et surtout de revenir à, ce fondamental de notre métier : l’idée.

Dans un secteur qui se sent et s’autoproclame en pleine mutation de ce que nombre d’entre nous appellent « la révolution digitale », les vieux de la veille sont bien plus au goût du jour de ce qu’il n’y paraît. Entre autres, Sir Maurice Saatchi, Sir John Hegarty ou encore Rémi Babinet nous remettent à notre place en nous rappelant qu’une seule et unique chose doit primer : la Big Idea

Aujourd’hui, la tendance restreint, bien trop souvent, cette big idea à une systématique technologique et d’innovation. Cependant, la technologie et l’innovation dans notre métier ne devraient pas plutôt supporter et véhiculer l’idée globale…?

Harvey Nichols, plus que les récompenses dernièrement reçues aux Cannes Lions, lance un message clair à notre industrie… simplicité, spontanéité, impertinence, nouveauté au travers d’un message clair « Sorry, I spent it on myself ». Alors que l’on cherche bien souvent à encenser nos consommateurs, en prendre le contre pied, positivement, par leur propre égoïsme montre qu’avec un dispositif simple et une idée forte il devient plus simple de capter et garder l’attention des gens…

Il faut, bien entendu, évoluer avec son temps, comprendre la culture ambiante et savoir même la créer. Mais ceci ne doit pas nous empêcher d’aimer un certain manque relatif de contrôle. Le risque fait parti de la créativité.
Fait rassurant du Big Data; savoir qui est qui, qui est où, qui fait quoi, etc.
Reste t-il encore une place à la surprise ? Ne devrions nous pas chercher à étonner, à surprendre, à choquer… à être en décalage… à oser ?! Oser par les mots, les images, les signes, l’interprétation et la réinterprétation des mythes, normes et valeurs et pas uniquement, de manière réductrice pour l’idée par le tech et l’innovation.

Notre impertinence ne peut pas et ne doit pas passer par le calcul de data de manière majeure mais plus par la mise en scène de ce qui nous entoure, par l’expression de notre sensibilité à autrui.

Il est amplement simple aujourd’hui de masquer son manque de réflexion et de créativité par l’utilisation de technologie aussi diverses et variées.

Mais où en est l’utilité… plus de vues ? Plus de fans ? Plus de followers ? Plus de clics ? Plus de RT ? … l’utilité souffre du consommer tout tout de suite.

Complexifier une idée qui n’en pas une pour lui en donner l’apparence n’est pas fastidieux, créer de la simplicité et de la spontanéité fait qu’une idée prendra place dans notre culture ambiante.


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